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Sans doute venez-vous de débarquer sur mon blog en suivant la piste de la douance, de la psychologie ou d'un tout autre sujet débattu ici, le temps d'un billet. Je suis un adulte à haut potentiel intellectuel/surdoué de 33 ans, diagnostiqué à 12 ans alors que je traversais les périodes les plus sombres de la genèse de mon existence sur terre. Aujourd'hui, je m'épanoui à la lumière de mes passions les plus dévorantes telles que l'astronomie, la photographie, les volcans, la psychologie analytique ou encore les bovins. N'hésitez pas à interagir avec moi sur certains de mes billets en y déposant vos propres commentaires. Même en l'absence de réaction de ma part, ceux-ci présentent toujours l'intérêt d'apporter des compléments d'information mais aussi de me donner matière à réfléchir personnellement...

lundi 4 juillet 2016

Le moi majoritairement "pensée" : Le piège du haut potentiel dans sa vie affective ?


Le 16 juin 2016, j'ai subi une opération chirurgicale de la face dorsale de ma main droite suite à une cellulite dorsale découlant de la toxicité du venin d'une araignée violon (Loxosceles reclusa). De ce fait, arrêté deux mois (jusqu'au 16 août 2016), je suis condamné à abandonner temporairement la photographie et mon travail officiel pendant cette période, le temps que la plaie engendrée par l'ablation des tissus nécrosés cicatrise et que je reprenne les pleines facultés de mes doigts (notamment de mon index). Dans cette attente fort longue, j'ai horreur d'être inactif et je me suis replongé de ce fait tout naturellement dans les activités me restant encore à portée : La lecture et l'écriture.

Au cours du mois d'avril 2016, je me suis confectionné une véritable bibliothèque dans le salon de mon nouveau domicile dans laquelle j'ai rassemblé avec joie tous les ouvrages traitant des sujets qui me sont les plus chers (astronomie, psychologie, philosophie, mythologie, histoire, optique, photographie, douance, neurologie...). Condamné à devoir tuer le temps utilement, je me suis saisi d'un ouvrage qui restait à explorer : Les conférences Tavistock de C. G. JUNG de 1935. Ayant toujours eu beaucoup de mal à croire au simple hasard mais plutôt bien davantage à la providence des événements ; dès ma lecture de la première conférence, je fus convaincu de l'importance de l'exploration du contenu de cet ouvrage. J'ai toujours constaté que certains événements de la vie si on en écoutait l'air dicté par notre voix intérieure, on ne tarderait pas à en entendre la musique parvenir à nos oreilles ou se dessiner dans la trajectoire de nos yeux. Rester réceptif à son environnement demeure indispensable pour grandir.

Dans la première conférence, le "grand" Carl Gustav JUNG s'exprime sur le Moi et s'aventure dans l'expression des profils psychologiques (plus précisément sur les quatre fonctions exopsychiques). Ces fonctions forment le système de relations qui existe entre les contenus de notre conscience et les données qui nous parviennent de l'environnement (c'est à dire, le système d'orientation qui nous permet de gérer les faits externes perçus par nos sens).



Page 29 de l'ouvrage, on trouve une représentation de ce système de l'exopsyché :


  1. Tout d'abord, il y a la sensation correspondant à la fonction exercée par nos 5 sens (vision, ouïe, odorat, goût, toucher). C'est la "fonction du réel" qui nous informe exclusivement sur la nature d'une chose mais absolument pas sur son identité.
  2. Vient ensuite, la pensée qui informe dans sa forme la plus simple de l'identité d'une chose.
  3. On distingue une troisième fonction, le sentiment qui nous informe sur la valeur (acceptable, agréable ou non) qu'une chose a pour nous. Cette troisième fonction est le seuil des valeurs.
  4. Pour que le système soit complet, il ne faut pas oublier la dimension du temps avec un passé et un futur. De cette réalité, nous ne pouvons pas en avoir une connaissance claire mais nous en avons l'intuition. Il s'agit de la fonction des pressentiments voyant au-delà des obstacles.
Tout être humain possède son Moi avec une fonction supérieure et trois fonctions inférieures ; la pensée s'opposant au sentiment et la sensation s'opposant à l'intuition. Pour enfin aller droit au but (objet ayant motivé cet article sur mon blog), en parcourant cet ouvrage, je suis tombé sur un passage particulièrement intéressant qui devrait résonner dans la tête de beaucoup de mes amis surdoués et plus encore chez mes amis atteint du syndrome d'Asperger. Une chute particulièrement "douloureuse" car tout y est écrit comme une évidence. Le surdoué et encore bien davantage l'Asperger sont sans aucun doute constitués d'un Moi majoritairement pensée expliquant de ce fait une fonction sentiment largement en berne chez ces individus. Ainsi, je cite :

"Ceux qui ont un bon cerveau aiment aborder la réalité et s'y adapter par la pensée. (...) Si par exemple, quelqu'un utilise principalement son intellect, on ne peut pas se tromper sur son type psychologique et, partant de cette constatation, on est à même de déduire l'état de sa fonction sentiment. (...) Le type intellectuel (...) a peur d'être prisonnier du sentiment parce que ce qui caractérise celui-ci est qu'il est archaïque, et que, en tant qu'homme archaïque, il est la victime impuissante de ses émotions. (...) De la même façon, nous sommes effrayés par nos fonctions inférieures. D'un intellectuel patenté qui craindrait affreusement de tomber amoureux, on penserait volontiers que sa peur est idiote, et pourtant il a probablement raison tant il est prêt, en tombant amoureux, à se lancer dans une aventure parfaitement absurde. A coup sûr, il va se faire avoir, car ses sentiments ne réagiront qu'à un type de femme archaïque et dangereuse. C'est ce qui explique que beaucoup d'intellectuels ont tendance à faire des mésalliances. (...) Ils ont donc raison d'avoir peur car c'est bien leur sentiment qui les fait courir à leur perte. Ils ne se feront jamais avoir par leur intellect ; là, ils sont armés et se défendent tout seuls. Mais par leurs sentiments, ils peuvent se faire influencer, se faire avoir, se faire duper, et ils le savent."

Dans cette conférence, Jung détaille merveilleusement bien le pourquoi beaucoup de surdoués dont le moi est le plus fréquemment "pensée", se font duper par des pervers narcissiques ou pourquoi leur vie affective est un désastre ou bien encore, pourquoi leur peur permanente de l'autre quant il s'agit de passer à la phase de l'engagement sentimental. Suite à bien des déboires affectifs les plus douloureux, depuis 2014, mon Moi a foncièrement changé et vire progressivement vers un moi majoritairement "sentiment". Surtout depuis 2015, avec mes débuts en photo de rue, ma photographie cesse d'être uniquement une pratique foncièrement académique des "bons" cadrages mais fait davantage appel à ma fonction sentiment. Jung l'exprime d'ailleurs fort bien dans sa conférence : "D'autres ont une bonne fonction sentiment ; elle les rend très conviviaux et leur donne un grand sens des valeurs ; ils se révèlent de vrais artistes dès qu'il s'agit de créer des situations riches en émotions, et leur vie en est remplie.". L'évolution positive actuelle de ma vie affective poursuit cette logique et il n'est pas étonnant que l'écoute de mon enfant intérieur pour les vrais bons choix se révèle dorénavant plus facile...

Dans l'espérance que mon partage de cette lecture et de la conclusion que je puisse en tirer est susceptible de se révéler utile à mes nombreux lecteurs (et amis).

mardi 3 mai 2016

A la lueur d'Eliane (ou syndrome de la bêtise insignifiante)...


Cela fait un long moment (depuis un peu plus d'un an) que je n'avais pas entrepris de nouvel article sur ce blog ayant pris surtout l'habitude d'exprimer mes pensées tout comme mes émotions avec la lumière plutôt qu'avec les mots. Il y a de cela presque un mois, le 7 avril dernier dans la soirée, j'ai reçu sous la forme de cinq commentaires, une très vive opposition d'une lectrice. Après réflexion, vu qu'il n'y ait aucune vérité qui tienne dans ses argumentaires, bien que l'intéressée ait pariée à 10 contre 1 (dix mois de son salaire de cadre supérieure contre un mois de ma paie minable) que je ne publierai pas ses invectives, parce qu'elles sont selon elle bien trop pertinentes me s'agissant, j'ai décidé d'y opposer constructivement la démocratie en publiant ses commentaires afin d'autant mieux la ridiculiser dans sa démarche. Publication surtout intéressante pour mes amis surdoués et/ou hypersensibles sur le plan de l'analyse du côté obscur du troisième chimpanzé qu'est l'être humain car l'intéressée en constitue manifestement un cas d'école de ces personnes dont le comble de leur orgueil est de se mépriser elles-mêmes. Dans ce cas d'école, on y retrouve le mécanisme clairement identifiable tout à fait habituel de véhiculation du mal qui sommeille dans chacun de nous, composé en sept actes (comme le nombre d'or dans les contes et nouvelles pour enfants) :

I) La lâcheté

Le mal est distillé à visage masqué (identité précise non connue) via l'interface de commentaires de mon blog sur laquelle on ne peut pas répondre à l'intéressée, au lieu de faire preuve de courage de ses opinions en écrivant directement à l'auteur à visage découvert.

II) L'orgueil/vanité/la prétention

"Si vous avez un tant soi peu de neurones en état de fonctionner (après tout, cela est possible, statistiquement parlant), vous comprendrez peut-être ... dans bien un temps lointain (ou peut-être même jamais), que c'est avec empathie et compassion pour votre misérable être que je vous ai adressé ce message, dérangeant de prime abord."

"Cher HQE d'opérette ... je parie à 10 contre 1 (dix mois de ma paye de cadre supérieure contre un mois de votre paye minable) que vous ne publierez pas mon commentaire, parce qu'il est bien trop pertinent vous s'agissant."

"(...) ; il est temps que j'aille me coucher car demain, moi, je bosse !"

III) La réjouissance pour la souffrance d'autrui (sans le connaître)

"Bienheureuses sont les femmes qui vous ont évitées, elles ne savent même pas ce qu'elles ont pu éviter."

"Bien sûr que votre relation sentimentale avec une femelle (normale) fut défunte ; n'ai-je pas écrit précédemment "heureuses sont les femmes qui ignorent votre existence même ; elles ne savent pas tout ce qu'elles y gagnent.""

IV) Le discrédit/mépris des capacités d'autrui (sans le connaître)

"In fine, votre article, fade à en mourir, n'est pas le moindre du monde révoltant car je ne suis pas persuadée que vous êtes un surdoué ... ni même un doué d'ailleurs."

"... et si vous étiez la personne que vous prétendez être, vous comprendriez instantanément le sens profond de ce diagnostic (toujours gracieusement posé aux fins de vous venir en aide), mais je doute que vous y arriviez."

"Je viens de lire un autre de vos articles pour essayer de mieux vous comprendre (c'est toujours intéressant, intellectuellement parlant) et bien mal m'en a pris, vous descendez encore d'un cran dans mon estime en ce que je constate que vous n'êtes qu'un SUIVEUR."

"C'est cela ! Que la providence dans sa munificente sagesse fasse que l'on vous évitât encore."

V) La caricature déplacée

"Bonsoir Nau-nau ; Bordel de bordel, quelle logorrhée de mots, quelle masturbation intellectuelle ! Que c'est dur à décrypter un cerveau qui se branle devant l'assemblée médusée de ses neurones ! Vous me faites penser à un des anciens directeurs de la Société Legrand ; on disait de lui "qu'il aimait sentir la fraîcheur du vent passer sous sa queue" !"

"Vous seriez (je vais être allégorique) une sorte de chasse d'eau toujours en mouvement, on ne peut même pas dire que la cuvette des WC est pleine ou vide, ça coule toujours et sans cesse, et sans même que cela serve à quelque chose."

"Eliane, toujours sans rancune car on ne tire pas sur une ambulance."

VI) La fin par une belle insulte sur le patronyme de l'auteur

"Après le Protestantisme, apprenez-donc la Kabbale et essayer de trouver la substantifique moëlle des mots : FIOTTE CRETIN"

VII) Un seul et unique objectif final de la manoeuvre

==> Atteindre l'estime de soi de sa cible par la bassesse

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L'analyse d'un tel mécanisme sur lequel il convient de s'attarder afin de mieux le comprendre pour mieux le mépriser par sa réplique la plus piquante : Le silence.

L'être humain est ainsi naturellement composé de parties sombres telle que la vanité et je ne porte point d'inquiétude dans cette publication car comme Diderot (1713-1784) l'exprimait dans ses pensées philosophiques : "On n’a recours aux invectives que quand on manque de preuves. Entre deux controversistes, il y a cent à parier contre un, que celui qui aura tort se fâchera.". Tandis que je reste d'un calme de marbre dans mon analyse, l'intéressée s'est déjà bien largement illustrée dans ses commentaires de tous ses tords dans sa propre auto-fâcherie disproportionnée et surtout bien largement emparée de sa crise d'infériorité par manque de preuves.

La caricature de tous temps s'inscrit dans un mécanisme logique dans les médias ou les échanges concernant les personnes dont l'opinion propre et/ou les agissements peuvent conduire à des réactions. Je ne crains nullement la caricature, encore moins l'insulte, d'autant que les exemples sont nombreux où elles servent beaucoup la victime dans l'émancipation de ses idées plutôt que la desservir. Ayant nullement la prétention de détenir la vérité, l'humilité a toujours caractérisé ma façon d'agir en tous points et à en croire ses commentaires, l'intéressée est manifestement offusquée par tout ce qui évoque la religion, de près comme de loin. Or, je ne saurais lui rappeler sa terrible erreur de jugement en lui évoquant la citation de Matthieu 26:52 : "Alors Jésus lui dit : Remets ton épée en son lieu; car tous ceux qui auront pris l'épée, périront par l'épée.". Bien mal en a pris l'intéressée d'avoir abordé avec moquerie la Kabbale (Loi orale et secrète donnée à Moïse sur le Mont Sinaï) sans tout d'abord s'interroger si elle n'allait tout simplement pas périr de la publication de son propre venin car n'est-il pas vrai que l'un des dix commandements contenus dans la Kabbale est bien justement "Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain."...L'orgueil, plus encore la vanité et plus encore la méchanceté gratuite rendent aveugle.

Quant à se demander enfin qui est la locomotive ou le suiveur dans toute histoire ou dans tout concept, cette lectrice s'est sans aucun doute totalement fourvoyée en s'illustrant comme la parfaite SUIVEUSE d'une façon d'agir propre à la majorité dont elle se réclame pourtant étrangère. Ainsi, citerais-je Jean-François Mattéi (ancien ministre de la Santé) : "Le monde moderne vit donc dans un affrontement entre deux amours bien différents : l'amour de Dieu poussé jusqu'au mépris de soi et l'amour de soi poussé jusqu'au mépris de Dieu.". Je préfère sans aucun doute rester fidèle à mon amour de Dieu jusqu'au mépris de moi-même que de me satisfaire silencieusement de l'amour de soi de cette lectrice poussé jusqu'au mépris de Dieu, c'est bien plus élégant.

Je conclurai ce billet comme il se doit par un extrait des Mémoires d'outre-tombe de François-René de Chateaubriand : "Comme je ne crois à rien, excepté en religion, je me défie de tout : la malveillance et le dénigrement sont les deux caractères de l'esprit français ; la moquerie et la calomnie, le résultat certain d'une confidence."

Merci encore chère lectrice pour vos très amusants commentaires moqueurs et calomnieux, résultat certain d'une confidence sur votre absence totale d'humanité dont personne ne saurait dès lors ignorer. Sans rancune, on ne tire pas sur une ambulance. Je cultive une vie simple, humble et passionnante dans le sens strict de l'intérêt général qui ne saurait s'attarder plus longtemps sur un si magnifique cas d'école de la médiocrité...

vendredi 3 avril 2015

Ne plus culpabiliser sur sa douance en acceptant et en aimant ses vulnérabilités

Céline,
Ces lines pour te dire
Ces lines qui n'oseraient contredire
Ces lines qui n'oseraient dire
Ces lines de la main qui écrivent
Ces lines d'un lendemain qui décrivent
Ces lines d'entrains qui arrivent dans
Ces lines qui oseraient gravirent soudainement à deux
Ces lines d'horizons qui chavirent de
Ces lines qui n'oseraient freiner le plan de
Ces lines qui gravissent le mont de ma main de
Ces lines qui ravissent mon coeur loin de
Ces lines qui ravivent parfois les rancoeurs nées de
Ces lines dont pâtissent parfois la foi des êtres de coeur en
Ces lines vagabondes, immondes qui blessent et laissent parfois
Ces lines sans réponse sur le plancher du monde…
Français ou anglais, qu'importe la porte qui l'emporte !
Céline, ces lines tracent ces lignes du chemin dont j'oserai espérer de
Ces lines des échappées aux requins et aux chagrins du vide de
Ces lines escarpées qui peuvent laisser s'échapper du grain livide mais
Ces lines trouveront leur fin dans mes prochains refrains avide de bien dans
Mes lines bienveillantes pour enfin, jaillisse du chemin le bon schéma du destin...


Pour commencement, tel est le mieux qu'un poème écrit de ma main à l'intention de ma merveilleuse amitié que je partage avec Céline pour ouvrir ce billet. La créativité fait indiscutablement parti des atouts majeurs constituant la résilience des individus doués, à haut potentiel ou comme nous pouvons le lire à l'entrée de l'ouvrage d'Arielle ADDA et Thierry BRUNEL, des "guépards" ; le fait même d'écrire un poème avec tout l'esthétisme ainsi que l'émotionnel lyrique en découlant, est une façon originale comme je les affectionne d'ouvrir le dialogue. Depuis la galvanisation du terme "zèbre" initié par Jeanne SIAUD-FACCHIN au travers de ses ouvrages pour l'enfant comme pour l'adulte, on a quelque-peu oublié la métaphore, oh combien assez juste, du "guépard" proposée par Stéphanie TOLAN dès 1996. Les individus doués sont des êtres particuliers qui évoluent par nature très passionnée pour les sujets qu'ils traitent ; Ils font des pointes de vitesse à 110 km/h sur de courtes périodes sur les sujets qui les embrasent et puis, l'intérêt s'éteignant assez vite, ils ont besoin de périodes de repos beaucoup plus longues que les individus "normaux". Quand je jette un œil sur mon enfance et ma vie d'adulte, tout me ramène à la lumière de cette constatation : Une évolution par sauts de puces brefs très passionnés et beaucoup d'inactivité entre les deux. Le démarrage de cette amitié avec Céline fut particulièrement déterminante pour m'accepter comme je suis, individu doué et très sensible car la force du haut potentiel est de ne jamais hésiter à se poser les bonnes questions, guidé par une intuition assez vive hors cadre courant, bien que je ne m'en rende jamais véritablement compte dans l'immédiat. Jungien, je me raccroche toujours pour justifier simplement la justesse de mes choix sur l'existence en tout être d'une mémoire "cryptomique", d'un inconscient individuel ainsi que d'un inconscient collectif jouant un grand rôle qu'il suffit d'écouter.

En cela, je ne me considère pas comme particulièrement intelligent mais juste peut-être plus réceptif, plus attentif.

J'ai longtemps culpabilisé sur les aléas de vie de ma nature et encore tout récemment, j'ai dû affronter très émotionnellement une nouvelle faille dans mon développement personnel, révélée lors de ma rencontre avec Céline. A l'image du "guépard", je peux d'une certaine manière justifier dorénavant cette série d'ascensions et puis de rechutes fréquentes de ma solidité face aux événements, tout le long de mon vécu. Tantôt rien ne semble m'arrêter devant ma puissance de bulldozer, tantôt un tout petit rien peut me faire trébucher dans une chute vertigineuse de moral. C'est le grand écart paradoxal de la très haute intelligence dont j'eus déjà, maintes fois l'occasion d'aborder. Dans cette série de montagnes russes continuelles, il convient d'acquérir les moyens de s'y trouver ! La vie est continuellement un chemin d'apprentissages dont l'expérience est un maître étrange qui nous désapprend ce que nous pensions avoir fermement acquis la veille. L'important est le chemin et non le but me rappelait encore Céline, à très juste titre, ces derniers temps.

Céline a été victime d'un pervers narcissique pendant de très nombreuses années de sa vie et très forte de s'en être sortie avec une résilience propre à son formidable potentiel, m'a renvoyé brutalement en miroir l'image "terrible" de mes propres peurs ainsi que de mes propres failles "reptiliennes" d'adulte à haut potentiel intellectuel, à savoir d'être un homme avant tout constitué à l'état le plus pur d'amour pour mon prochain et très émotionnel. Avec le temps, je me suis enfermé dans une armure particulièrement épaisse tout étincelante, au point que mes émotions aient été étouffées pendant longtemps dans un faux-self assez flegmatique (sauf pour mon cercle le plus intime) mais est-ce réellement la solution pour être heureux ?
Je ne le pense pas car ma rencontre avec Céline fut l'occasion de me séparer de cette armure pendant quelques temps, le temps de m'apercevoir qu'il est bon pour nous de ressentir les choses quand c'est l'heure des bons justes sentiments et non des mots violents qui transpercent l'âme comme des balles. Il ne fait plus de doute aujourd'hui, en ayant fréquenté depuis 2011 un bon nombre de semblables surefficients mentaux que nous sommes très vulnérables vis à vis des pervers narcissiques que nous avons une grande facilité à attirer. Ainsi, notre vie amoureuse et sociale est telle, parfois très difficile et s'avère réellement semée d'embûches (parfois symboliquement mortelles !). Pour m'écarter de l'émotionnel, je me suis peu à peu réfugié dans un certain égocentrisme nombrilisme de mes activités (non pas par choix mais par obligation) en me tenant à l'écart d'un monde pas toujours compréhensible car le fort sentiment de vivre, surtout de devoir vivre en dehors de la vie des autres demeure.

Page 99 de l'ouvrage concernant la sensibilité propre des personnes douées se dévoile ainsi d'une façon assez remarquable dans cet extrait d'une intervention d'Arielle ADDA, le parfait résumé qui déculpabilise totalement d'être né "guépard" : "(...) Cette sensation de flou concernant ses propres émotions s'est très vite installée : très tôt, les enfants doués ont appris à masquer leurs réactions trop manifestes ; les autres se moquaient cruellement des larmes qu'ils ne pouvaient réprimer, quand il ne s'agissait pas de manifestations encore plus gênantes d'une émotivité incoercible. (...) Adultes, le désir insensé d'être aimés ne les abandonne jamais, ils se sentent incapables d'y renoncer, bien qu'ils sachent dans quels pièges ils peuvent se fourvoyer, uniquement parce qu'ils ne supportent pas l'idée qu'on ne les aime pas. L'expérience les rend très vite conscients de cette propension à l'égarement, elle ne les en guérit pas. Ils peuvent continuer à choisir leurs "amis" sur des critères mystérieux tant ils semblent opposés, mais on oublie toujours qu'ils n'ont pas une image très nette d'eux-mêmes et ceux qui les attirent possèdent, à leurs yeux, les qualités qui leur manquent, ou du moins, qu'ils ignorent posséder aussi. (...)".

Malheureusement, cette différence intrinsèque conduit les "guépards" que nous sommes à se laisser piéger à tout moment par un individu pervers ayant détecté notre grande générosité de cœur que j'ai appris à dissimuler dans un certain égocentrisme voire obscurantisme obligés pour me protéger de ces mauvais esprits. Etre naturellement très généreux de mon potentiel envers autrui m'est devenu très difficile, surtout depuis que je me sois fait prendre moi-même au piège des manœuvres d'un pervers narcissique au tout début de ma carrière professionnelle en 2005 ayant détecté notamment mon désir de perfection et ma grande puissance de travail par passion pour mes tâches.

Un article fort intéressant définit par ailleurs les critères chez autrui attirant très facilement les personnes perverses. Nous, les "guépards", on en cumule hélas un assez grand nombre parmi les 7 :
  1. L'absence de limites dans la confiance et l'acceptation de manque de respect
  2. Une véritable soif d'amour dont on ne peut se passer
  3. Trop gentils, pleins de compassion et d'amour à offrir
  4. Grande confiance de nature et naïveté presque enfantine
  5. La solitude et surtout, la difficulté à la supporter
  6. Grand sens du sacrifice de soi-même
  7. Etre beaucoup trop idéaliste
Et que dire de l'impatience incroyable qui nous caractérise tous et que j'ai retrouvé très exactement chez mon amie Céline lorsque je souhaitais lui fournir un logiciel de conception de page web et que par malheur, il ne pouvait s'installer sur son ordinateur ! Je fus dominé de la même impatience envers l'astronomie, je suis dominé de cette même impatience concernant la photographie, au point de mettre mis parfois en difficulté financièrement par mes passions. Impatience ayant tendance à s'atténuer avec la sagesse de l'âge mais comme Arielle ADDA s'accorde à dire page 100 : "(...) elle ne disparaît jamais totalement et s'exprime dans le domaine où la liberté est la plus grande : l'affectivité et donc l'amour.".

"(...) Combien d'amoureux amorçant à peine une histoire voudraient déjà une assurance de durée : ils se connaissent tout juste, ils sont encore dans le bonheur rare et précieux éprouvé lors d'une rencontre qui semble magique et ils demandent aussitôt qu'on leur affirme que c'est pour la vie, comme s'il fallait verrouiller cette situation miraculeuse pour qu'elle dure éternellement. une impatience aussi insistante risque de décourager les meilleures bonnes volontés, le temps ne peut pas subir une accélération." 

"(...) Ce même emballement apparaît lorsqu'une personne douée entreprend un nouveau travail : enchantée, ravie de tant de nouveautés, elle s'aveugle sur les inconvénients, ne veut pas les évoquer, espérant naïvement qu'ils vont disparaître ou bien qu'elle va les apprivoiser, jusqu'au moment où il faut bien se rendre à l'évidence : ce travail, comme les précédents, se révèle ennuyeux, fastidieux et les collègues décevants."

Depuis 2007, j'occupe un poste en CDI dans une société merveilleuse qui m'a continuellement donné les ressources pour évoluer, duquel j'ai appris à faire progresser mon regard très favorablement vis à vis de la notion du travail ainsi qu'envers autrui et à accepter non sans difficulté, l'ennui, le fastidieux, très certainement parce-que, grande chance pour moi, mes collègues ne sont justement pas décevants car naturellement très compréhensifs de ma différence de fonctionnement ainsi qu'envers mon humour particulier. J'ai donc cette chance de progresser encore à ce jour dans une cellule à l'esprit très familial.

Fort de la progression de mon regard sur le travail et sur la vie en société, est-il ainsi nécessaire, à la lumière de la pensée d'Apollinaire : "De temps en temps, il est bon d'arrêter notre quête du bonheur et d'être tout simplement heureux.". A l'égal du témoignage de Louise page 263, trop souvent critiqué sur ma "brutalité" et ma rapidité à parvenir à une vision claire d'une situation, j'ai peu à peu préféré être heureux plutôt que d'avoir raison en ne m'investissant plus du tout affectivement dans mon travail, en limitant les horaires pour m'investir ailleurs afin de goûter au plaisir de me livrer à des activités qui m’intéressent et m'enrichissent sans en éprouver le moindre sentiment de culpabilité.

Le plaisir de prendre enfin du temps pour moi dans la photo, dans la lecture, dans l'écriture a atténué beaucoup l'amertume de renoncer à viser la perfection au travail. Depuis la lecture de "Adultes sensibles et doués", je suis passé à un nouveau niveau de conscience en acceptant toutes mes vulnérabilités et toutes mes spécificités par rapport à l'affectif pour mieux m'épanouir. C'est sur ce point que je peux remercier bien chaleureusement l'intervention impulsive de Céline dans ma vie. Je suis sensible, dominé par la quête permanente de l'amour vrai et certainement doué...Et alors ?

lundi 23 mars 2015

L'intelligence, c'est quoi ?

Mon dernier billet sur ce blog remonte à quelques temps. Je vous reviens avec la réponse à un questionnement concernant à quoi pourrait ressembler la description générique de l'intelligence. L'écrivain Frédéric Dard (1921-2000) en aura merveilleusement bien tracé les contours principaux avec une grande délicatesse et finesse d'esprit :

"L’intelligence, c’est ce qui permet à un individu de communiquer avec tous les autres. Elle implique non seulement la compréhension mais également la bonté. Partant de là, j’affirme, je clame, qu’il n’existe pas de salauds intelligents.

L’intelligence, c’est la tolérance. Elle ne doit s’insurger que contre la connerie lorsque la connerie atteint ses points culminants, quelle devient tyrannique, répressive et contraignante.

L’intelligence, c’est la main tendue, le sourire tendu, le cœur tendu. Elle se nourrit davantage d’amour que de culture.

L’intelligence, c’est la fantaisie. C’est le grain de folie qui ne doit jamais germer mais qui pimente si bien la grisaille quotidienne.

L’intelligence, c’est la modestie foncière. C’est la permanence de notion de fin dans la vie d’un homme.

L’intelligence, c’est la charité. C’est faire sienne la douleur des autres.

L’intelligence, c’est le respect de la paix sous toutes ses formes, c’est l’amour de ce qui est juste.

L’intelligence, c’est la mémoire d’un bonheur que l’on n’a jamais connu mais qui vous sert d’espoir.

L’intelligence, c’est de dominer ses bassesses pour rester disponible.

L’intelligence, c’est regarder, entendre, toucher le monde en tentant d’affiner ses sens au maximum pour en avoir la plus délicate perception."

Communication, compréhension, bonté, tolérance, main tendue, se nourrir davantage d'amour que de culture, fantaisie, modestie foncière, charité, justice, regarder, entendre, toucher le monde, mémoire d'un bonheur que l'on a jamais connu mais qui sert d'espoir, sont pour moi autant d'expressions, de mots, d'adjectifs qui sont la véritable intelligence.

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