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Sans doute venez-vous de débarquer sur mon blog en suivant la piste de la douance, de la psychologie ou d'un tout autre sujet débattu ici, le temps d'un billet. Je suis un adulte à haut potentiel intellectuel/surdoué de 35 ans, diagnostiqué à 12 ans alors que je traversais les périodes les plus sombres de la genèse de mon existence sur terre. Aujourd'hui, je m'épanoui à la lumière de mes passions les plus dévorantes telles que l'astronomie, la photographie, les volcans, la psychologie analytique ou encore les bovins. N'hésitez pas à interagir avec moi sur certains de mes billets en y déposant vos propres commentaires. Même en l'absence de réaction de ma part, ceux-ci présentent toujours l'intérêt d'apporter des compléments d'information mais aussi de me donner matière à réfléchir personnellement...

samedi 14 mai 2011

"Je sais que je ne saurais jamais" : Surdoué mais si absurde !

Malgré la formidable exploration effectuée depuis mon plus jeune âge dans un nombre très vaste de domaines touchant au littéraire ou aux sciences, je me trouve malgré tout éternellement idiot et idiot, je mourrerai sans nul doute. En passant de l'enfance à l'âge adulte, j'ai quelque-peu perdu le goût de la lecture mais mon extrême créativité ainsi que l'envie d'observer les choses par moi-même ne s'est jamais démentie. 
Ce besoin de sensoriel est indispensable pour tout surdoué. 

Idiot je le pressens quand je compare ma culture générale à celle détenue par d'autres personnes. J'ai constamment l'impression d'être en déphasage, de ne jamais appartenir à ce monde, d'être tout à fait inculque, de ne jamais porter l'importance là où elle devrait normalement se poser. Contrairement à ce que vous pouvez le penser, rien jamais rien ne m'a fait gonfler la tête, bien au contraire puisque je suis ridicule ! Je me sens déconnecté de la masse sociale de ne pas avoir été admirer le dernier film qui emballe les esprits, de ne pas avoir pris connaissance du dernier livre au box-office, de ne pas avoir félicité la dernière série américaine débile qui bat les records d'audience ou de ne pas me frotter les mains devant les dernières actualités traumatisantes du moment.

A mon éternel regret, la difficulté parfois à tenir une conversation avec sa pensée divergente et à vouloir toujours exprimer les choses avec précision conduisent le surdoué à être trop souvent jugé à tord d'autain, de provocateur, d'insolent ; que ce soit dans les relations publiques ou dans les questions de sentiments, je me le suis souvent entendu dire ou alors, on me le fait sentir avec un tact parfois quelque peu indélicat : "Vous avez l'art et la manière d'envoyer balader vos interlocuteurs..." ou alors, c'est la très polie indifférence. Pourquoi tant d'incompréhension ? Parvenu à l'âge adulte où l'humour est devenu ma barrière psychologique face au monde, je préfère laisser s'abattre les conversations ennuyeuses sur le Football ou sur d'autres sujets sans réagir car de toutes les façons, je n'ai rien à dire puisque je ne possède aucunes connaissances en ces sujets...!

Finalement, le fils de Cécile Bost a raison, le surdoué est absurde ! C'est un absurdoué !

J'ai constaté tout au long de mes lectures sur le haut potentiel intellectuel que mes attitudes se manifestent par l'extrémisme de mon affectivité ou de mes décisions mais je crois bien que la phrase de sagesse de Socrate (470-399 av. J-C) épouse bien la certitude de ma pauvreté éternelle d'esprit : "Je ne sais rien de plus que les autres hommes si ce n'est qu'ils croient savoir quelque chose et que je sais que je ne sais rien.". Convaincu que je ne sais rien, je trouve tout à fait inutile de faire intervenir mes idées dans un débat perdu d'avance ou dans une cause ne répondant pas à un progrès collectif mais juste à une chaîne "rébéccarienne". Si j'expose mes discordances et problèmes personnels, c'est point de la vanité mais espoir aux bonnes âmes égarées d'y trouver le sentier de précession positive...

Ma lucidité m'évite de me faire la grosse tête et je ne peux oublier la chanson interprétée par Jean GABIN en 1974 :

"Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes,
J'parlais bien fort pour être un homme 
J'disais, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS 

C'était l'début, c'était l'printemps 
Mais quand j'ai eu mes 18 ans 
J'ai dit, JE SAIS, ça y est, cette fois JE SAIS 

Et aujourd'hui, les jours où je m'retourne 
J'regarde la terre où j'ai quand même fait les 100 pas 
Et je n'sais toujours pas comment elle tourne ! 

Vers 25 ans, j'savais tout : l'amour, les roses, la vie, les sous 
Tiens oui l'amour ! J'en avais fait tout le tour !
Et heureusement, comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain : 
Au milieu de ma vie, j'ai encore appris. 
C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots : "Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau, j'peux pas mieux dire, il fait très beau ! 

C'est encore ce qui m'étonne dans la vie, 
Moi qui suis à l'automne de ma vie 
On oublie tant de soirs de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse ! 

Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire JE SAIS
Seulement, plus je cherchais, et puis moins j' savais
Il y a 60 coups qui ont sonné à l'horloge 
Je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge ? 

Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS ! 
La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses
On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses
C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le SAIS... !"

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