Auteur du blog

Ma photo
Sans doute venez-vous de débarquer sur mon blog en suivant la piste de la douance, de la psychologie ou d'un tout autre sujet débattu ici, le temps d'un billet. Je suis un adulte à haut potentiel intellectuel/surdoué de 33 ans, diagnostiqué à 12 ans alors que je traversais les périodes les plus sombres de la genèse de mon existence sur terre. Aujourd'hui, je m'épanoui à la lumière de mes passions les plus dévorantes telles que l'astronomie, la photographie, les volcans, la psychologie analytique ou encore les bovins. N'hésitez pas à interagir avec moi sur certains de mes billets en y déposant vos propres commentaires. Même en l'absence de réaction de ma part, ceux-ci présentent toujours l'intérêt d'apporter des compléments d'information mais aussi de me donner matière à réfléchir personnellement...

lundi 16 mai 2011

Que sais-je ? J'ai la tête vide !

Mon réinvestissement dans le savoir pur en cette période de profonde introspection m'a fait réaliser d'un seul coup à quel point mon cerveau était bien vide, à quel point mes facultés d'être pertinent analyste sur la société qui m'entoure sont rabattues. 
Sensation angoissante d'être à la traîne dans un monde qui ne cesse d'avancer inexorablement vers le chemin de l'abrutissement des esprits avec une certaine volonté de descendre toujours plus bas. Cela fait quelques années que j'ai opté pour l'immobilisme et la fuite de la télévision ou de la radio car il semble évidemment que l'on nous manipule et que le chemin indiqué n'est pas celui de la fédération des peuples ; plus il y aura de personnes ignorantes ou mal informées, plus la manipulation des esprits se fera avec aisance. On ne fait pas mieux que l'obscurantisme pour conduire tout droit une vague de moutons à la noyade dans la grande mare aux requins.

Quels requins ? Les requins de la finance bien-sûr, ceux qui se lèchent les doigts avec leurs chiffres de bénéfices étourdissants, ceux même qui incarnent ce capitalisme foudroyant, dévissant parfois dans les abîmes de la bourse mondiale, en y plongeant fort souvent ceux qui ne sont déjà propriétaires de pas grand-chose.

La moindre affaire politique, le plus infime frémissement social, méritent encore bien davantage que par le passé notre vigilance car presque tout est devenu manipulation. Je ressens bien depuis 2007 que l'univers sociologique dans lequel nous évoluons est devenu un cadre aux délimitations plus floues, au point que nous ne sachions plus où il faille poser les pieds. C'est le phénomène des sols mouvants. Or, comme tout être très sensible aux fluctuations de mon environnement, ce genre de viscosité et de fausseté dans les idées m'ont fait m'éloigner de cet écoeurement sourd ressenti personnellement pour la classe politique.

A gauche comme à droite, en y excluant totalement la tentation des extrêmes, je ne sais où inscrire et retrouver la pleine vigueur de mes idéaux d'antan répondant à une certaine conception du bonheur pour tous !

En cette période d'interrogations sinon de crise existentielle, qu'est-il devenu tout ce savoir historique, scientifique, physique, mécanique, sociologique et philosophique accumulé depuis tant d'années ? Qu'est-elle devenue cette soif d'écoute durant des heures de la radio que je manifestais adolescent pour être informé du moindre soubresaut social ? Je l'ignore mais sans doute, je me pose trop de questions existentielles et peut-être devrais-je cesser de penser sur mon cas comme sur le devenir de la France, ma patrie ? 

A tout cela, j'identifie d'ailleurs nombres de similitudes, au point que tout ce monde basé sur l'agitation mathématique m'apparaisse si complexe et si simple à la fois, entre les interrogations du précepteur de l'étude et analyse du comportement humain Montaigne (1533-1592) et la philosophie Socratique qui consiste à rester humble en admettant que l'on ne sait jamais rien.

Marqué par le scepticisme, je finis par croire que finalement mon idiotie perpétuelle est la meilleure des choses car elle m'invite à m'abstenir de tout jugement hâtif, tandis que tant d'hommes et femmes abordent à tord et à travers des sujets comme la politique sans jamais réellement savoir de quoi ils parlent ! C'est en replongeant dans mon propre moi que je trouve les moyens d'extérioriser mes pensées.
L'humanisme modéré et plein de bon sens de Montaigne a toujours préfiguré mes propres observations sur un espace vital pollué par la médisance des esprits simples. Ainsi semble être la logique selon le poète surdoué Jean Cocteau (1889-1963) : "En France, l'égalité consiste à trancher les têtes qui dépassent.". On ne peut exprimer facilement, il est vrai, sa différence, sans être susceptible d'être guillotiné par des propos assassins si on ose s'extraire de la masse des 70% de la pensée commune. N'est-il pas vrai par ailleurs, paradoxalement, que la mise au point de cette machine de mort fut entérinée par son inventeur sur des moutons ???

J'aime la France, ma patrie mais depuis toujours, surtout en philosophie politique, il y a des concepts qui me dépassent où on y retrouve l'injustice au premier plan. Depuis toujours, la conviction cohabite avec l'opportunisme ; il y a les politiques qui suivent une morale inflexible et puis, il y a les politiques qui suivent la ligne politique sinueuse de leur esprit carriériste. Dans ce domaine, l'opposition de conception politique entre Pierre Mendès France et Henri Queuille, demeure le meilleur exemple.

Très certainement surdoué, Pierre Mendès France cumula la précocité en de nombreuses fonctions politiques mais surtout, il incarnait une conception très exigeante de la politique dans laquelle je me reconnais très confortablement.
Je n'ai d'ailleurs aucune honte de me réclamer de sa façon de faire de la politique ou de philosopher qui consistait grossièrement à tenir ses promesses dans un pragmatisme rigoureux symbolisé par l'action politique perpétuelle et l'acceptation de la vérité en la communiquant aux Français. Des compatriotes qu'il considérait comme intelligents et respectables, capables d'accepter la réalité des faits communiqués.

En une phrase, la politique de Pierre Mendès France pouvait se résumer ainsi : "Soit je respecte mes promesses en réussissant à les convertir en actes réformateurs, soit je démissionne.". Un courage politique zélé qui nous manque considérablement en cette France, ma patrie, pour nous sentir enfin fiers de ceux qui nous gouvernent. Aux antipodes de cette force de conviction, c'est plutôt le "Queuillisme" qui flotte dans l'air, tel un brouillard de chloroforme pour endormir nos consciences et éliminer toute opposition à cette médiocrité d'esprit moribonde. C'est certainement pourquoi depuis 2007, regarder le téléviseur m'est plutôt fort désagréable car le mensonge guidé par la ligne politique sinueuse d'âmes carriéristes : Point d'espoir en la réalisation de grands idéaux républicains !

Le "Queuillisme" est une philosophie politique qui ressemble beaucoup à l'opposition que rencontrent les esprits surdoués à l'intérieur d'une classe d'école et de la part d'un instituteur lorsqu'ils se font cueillir pour leur soi-disante insolence : "Toute question gênante, dérangeante ou tout sujet hors programme, même instructif et perspicace, ne doit pas être abordé". Inacceptable, frustrant pour le surdoué ! On lui cache quelque-chose d'essentiel ! Il faut qu'il sache ! Il est de toute évidence compréhensible pourquoi la philosophie d'Henri Queuille rencontre autant d'écueils pour l'expression de la douance !

Et là, discrètement, la formule de Montaigne resurgit...lapidaire :

Que sais-je ?
Que sais-je finalement de ce que l'on veut bien me montrer à la télévision ?
Face au "Queuillisme", il y a de quoi être sceptique sur le pourcentage visible de l'iceberg !
De combien est-il ? 2%, 5%, 10%, 25% ?

En tous les cas, il est certain que j'ai fini par comprendre qu'il fallait que je m'enterre dans un bunker car depuis 2007, nous savons désormais que "Ensemble, tout devient possible"...Même le pire ! Si vous ne faites pas attention au moindre mètre-carré exprimé de vos pensées, il existe des puissances qui auront l'are et la bannière pour vous tenir accroché plus rapidement que l'ombre qui vous précède sur un croc de boucher...
Depuis que les français sont assimilés à des taureaux ou à des vaches qu'il suffit de martyriser pour leur faire suivre la ligne politique imposée par le "monde d'en haut", on peut supposer les abattoirs réouverts. La peine de mort physique a été abolie en 1981 mais certainement pas celle de la sève des penseurs, empêcheurs de tourner en rond.

En somme, exhiber l'étendard de Montaigne pour exprimer vos idées, vous risquez fortement de passer pour une teigne en sortant le dard critique de la lucidité desséchante du surdoué. Pas certain mais je crois ceci inévitable que après avoir été étoile montante de la photographe, je me réveillerai toile déclinante dans l'opinion que l'on ne pourra plus encadrer après émission de telles expressions, débarrassé de la pression extérieure d'une autocensure sur ma liberté de penser découlant d'une existence pansemée de multiples blessures d'une vie déjà si tortueuse. Mais telle est la sentence des grands hommes face à la logique d'avoir tord d'ouvrir leur coeur par delà leur bouche et d'opter pour les contre-courants d'un amas de moutons hypnotisé, le silence valant mille fois mieux que la parole quand on voit trop clairement le désastre vers lequel on nous précipite.

Pour unique preuve, je me souviens encore d'un courriel anonyme reçu il y a quatre ans, au sujet de ma philosophie altruiste débattue sur mon site internet en ce qui concerne la dénonciation d'une mystification de certains concepts en imagerie, m'incendiant à coups de "Pour qui vous prenez-vous ?". Seul indice, il semblait que la vérité affichée avait beaucoup moins la côte que celle de l'abstention. Je me disais alors que la prochaine fois, je ferai attention et je me suis ainsi tapis dans le silence, n'osant plus tant pis, élever le moindre micron de ma tête au-dessus des autres richesses au risque d'entendre le sifflement d'une offense à vouloir parler tout à fait juste contre les injustes.

Conclusion, que sais-je ? Même Montaigne depuis l'au-delà ne sait pas me répondre. Lui aussi, face à l'absurdité de cette société de la consommation exacerbée, il décroche ! Je n'en sais rien, je ne sais plus, j'ai la tête vide ! Socrate tout comme moi, nous sommes des sots de ne toujours pas savoir comment tourne cette terre après si avide instruction digne d'aristocrates. Face au néant de l'information recevable depuis nos petits écrans, difficile de remplir une tête de futilités, trop bien faite qui va toujours plus loin que le masque de l'illusion que l'on cherche à nous enfiler. Curieusement, les têtes bien pleines qui se gaussent de détenir le savoir n'ont jamais fait avancer l'humanité tandis que les très rares cancres qui se planquent derrière leurs barricades-écrans du ridicule finissent par se faire une raison qu'ils sont idiots d'être beaucoup trop souvent incrédules ! Là encore, trop intelligent pour être heureux ?

Aucun commentaire:

Messages les plus consultés