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Sans doute venez-vous de débarquer sur mon blog en suivant la piste de la douance, de la psychologie ou d'un tout autre sujet débattu ici, le temps d'un billet. Je suis un adulte à haut potentiel intellectuel/surdoué de 35 ans, diagnostiqué à 12 ans alors que je traversais les périodes les plus sombres de la genèse de mon existence sur terre. Aujourd'hui, je m'épanoui à la lumière de mes passions les plus dévorantes telles que l'astronomie, la photographie, les volcans, la psychologie analytique ou encore les bovins. N'hésitez pas à interagir avec moi sur certains de mes billets en y déposant vos propres commentaires. Même en l'absence de réaction de ma part, ceux-ci présentent toujours l'intérêt d'apporter des compléments d'information mais aussi de me donner matière à réfléchir personnellement...

lundi 13 juin 2011

Tendance perceptive du bonheur et le leitmotiv de la pensée pour une personne "surdouée"

Après un week-end très agréable de deux jours durant lesquels j'ai eu l'occasion de croiser le chemin de semblables (personnes à haut potentiel intellectuel) sur Paris, marquant ainsi par delà même mon entrée officielle dans les membres effectifs du GAPPESM, je profite de ce lundi férié pour aborder la tendance perceptive du bonheur et le leitmotiv de la pensée pour une personne à haut potentiel (PESM, "surdouée", APIE,...Selon l’appellation qu'on veut bien nous attribuer selon l'interlocuteur ou la structure pour nous qualifier). 
J'ai eu un mal fou à structurer mon argumentaire de ce jour pour cause de tant d'émotions cumulées en si peu de temps (c'est le bazar dans mon cerveau pour être plus clair).

En ce samedi 11 juin et dimanche 12 juin 2011, j'ai pu mesurer par moi-même l'étendue des dégâts en de nombreux destins brisés, incertains, parfois dans la mélancolie profonde pouvant découler de la colorisation particulière induite par la surefficience mentale sur une vie, en confrontation avec mon propre passé douloureux, ma propre trajectoire atypique (entre carrière professionnelle classique dont j'ai beaucoup de mal à revêtir le costume et des passions insolites envahissantes depuis l'âge de cinq ans) mais aussi mes propres éraflures s'inscrivant dans cette intelligence singulière, qui conditionnent pour toujours ma perception du monde. C'est d'autant plus désolant que les déficients intellectuels bénéficient des structures nécessaires mais que les surefficients intellectuels sont considérés comme des gens bénis. Or, pas assez de neurones, c'est fragilisant ; trop de neurones, cela l'est d'autant plus car l'individu est en plus lucide de ces moindres défauts !

La métaphysique ou ontologie est l'essence même de la philosophie moteur du PESM. La métaphysique est la naissance de réflexion(s) par l'étonnement instituée par Aristote. Sans étonnement, sans possibilité de pouvoir créer, une personne HP devient tout à fait improductive et condamnée à terme. Sans étonnement et entre les deux mâchoires du pressoir de la vie terrestre, se révèlent moult bonnes raisons de tomber dans le gouffre de la déchéance dans lequel se fréquente tous les désabusés si on est pris beaucoup trop souvent pour une pomme. A titre tout à fait personnel, c'est l'étonnement qui m'a fait aimer les volcans, l'astronomie, la photographie, le Pays de Bray...Les bovins ! C'est ce même étonnement pour la réflexion philosophique qui me pousse à écrire régulièrement sur ce blog sinon je ne le ferai pas : J'aurai trop honte et j'aurai surtout l'impression de perdre mon temps. C'est ce même étonnement qui me conduit à m'investir avec tant d'intérêt auprès du GAPPESM ; révolté de voir autant de personnes fort intelligentes (donc vulnérables !) bousillées ou rejetées par le principe de formatage par le bas.

Depuis que je me suis remis à écrire, c'est comme un médicament pour moi. Finalement, écrire est libérateur et producteur d'un certain critère de bonheur. Selon les philosophes, le bonheur est perçu de nombreuses manières - Pour certains, le bonheur est facile tandis que pour d'autres, il est tout simplement impossible voire immoral. Comme à mon habitude, le diagramme ci-dessous permet d'avoir une excellente visibilité :
Selon les époques, selon les modes de pensée, le bonheur peut être perçu d'au moins six façons différentes :

  • Facile ;
  • Une satisfaction totale ;
  • Avec pessimisme ;
  • Impossible à atteindre ;
  • Immoral ;
  • C'est fuir devant le tragique de la vérité, auquel cas il faudrait y préférer la joie.

Pour la personne à haut potentiel, la lucidité apprend très vite que le bonheur se décline en seulement trois possibilités (Le pessimisme, l'impossibilité ou la sensation que ce serait se mentir à soi-même pour fuir devant le tragique de la réalité que de porter du crédit à l'ascension au bonheur). Pour ma part, je me reconnais dans la perception Nietzschéenne modérée du bonheur dans laquelle la lucidité me rattrape souvent ; je me dois malheureusement souvent de fermer les yeux face au malheur permanent de ce monde pour ne pas souffrir, pour ne pas m'angoisser inutilement sur mon devenir, considérant plutôt l'existence comme un sentier monotone ponctué de très nombreux instants joyeux pour la rendre "respirable" et raviver régulièrement la flamme des espoirs...

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