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Sans doute venez-vous de débarquer sur mon blog en suivant la piste de la douance, de la psychologie ou d'un tout autre sujet débattu ici, le temps d'un billet. Je suis un adulte à haut potentiel intellectuel/surdoué de 33 ans, diagnostiqué à 12 ans alors que je traversais les périodes les plus sombres de la genèse de mon existence sur terre. Aujourd'hui, je m'épanoui à la lumière de mes passions les plus dévorantes telles que l'astronomie, la photographie, les volcans, la psychologie analytique ou encore les bovins. N'hésitez pas à interagir avec moi sur certains de mes billets en y déposant vos propres commentaires. Même en l'absence de réaction de ma part, ceux-ci présentent toujours l'intérêt d'apporter des compléments d'information mais aussi de me donner matière à réfléchir personnellement...

jeudi 29 mars 2012

Parler pour ne rien dire : Non merci !

Je n'écris pas beaucoup sur mes blogs et même autrement par définition. Je prends parfois une large fenêtre de mon temps pour répondre à mes courriels car je n'aime pas bâcler mes réponses dans la principale perspective de respecter mes interlocuteurs. Dans cette carence, il ne faut pas y voir un manque d'idées mais la nécessité d'être moi-même, c'est à dire qualitatif et non uniquement, quantitatif. La quantité n'est utile à personne s'il s'agit uniquement de multiplier les publications moyennes. Ainsi, comme beaucoup d'adultes à haut potentiel intellectuel m'est-il souvent plus aisé de picorer immédiatement dans le dessert sans m'attarder à passer par l'entrée ! Cela vaut de même, parfois peut-être double, j'en suis infiniment convaincu, en ce qui concerne les arguments retenus dans une démonstration : « Un seul bon argument vaut mieux que plusieurs arguments meilleurs. » - Tristan Bernard. Parler pour ne rien dire et promettre pour ne rien faire, m'ont toujours terrifié. Il existe ma foi des maîtres en la matière en cette période d'élections pour promettre la qualité par le vide et tenter d'émouvoir par la quantité. Ce n'est toutefois pas parce-qu'ils sont brillants en cet exercice qu'il convient de s'en inspirer pour tenter de leur ressembler. Calquer ma façon de vivre et de penser sur les autres ne fut que procédure obligatoire pour tenter de me faire accepter au cours de mon enfance dans une étouffante conformité au fonctionnement étrange pour moi mais certainement pas une fin en soi. Etre soi ou bluffer ? Dans les deux cas, ils existent des métiers pour incarner soit l'une, soit l'autre de ces orientations. Je préfère encore poursuivre dans la première direction afin d'éviter de me perdre. Je préfère ne rien publier pendant plusieurs mois que de me résoudre à être bêtement le ré-émetteur de pensées d'autrui ou de m'ériger en simple boîte aux lettres. Je pourrai comme certains blogs (heureusement toutefois qu'ils existent pour nous informer que les médias pensent à nous) effectuer régulièrement une publication régulière de tous les articles ou émissions ayant pour sujet la (sur)douance, le haut potentiel intellectuel, la précocité intellectuelle chez l'enfant tout comme chez l'adulte mais ce ne serait pas être moi.

Faire l'effort d'être soi est lutte constante ; la tentation d'être réduit à l'impuissance d'un nous pour se fondre dans le paysage étant dénouement si facile... Etre moi, c'est accepter mon self sans me pervertir sous les pressions de la conformité du fameux "moule". Or, l'instauration d'un faux-self est justement un mécanisme s'instaurant sournoisement entre conscient et inconscient individuel (siège de nos complexes). Craqueler le faux-self pour que le self puisse de nouveau s'exprimer est une séquence difficile à amorcer car cela revient à demander à un individu (surdoué ou non) de sortir sans gilet par balles ou de devoir sortir carrément de sa forteresse pour les plus introvertis. Enfant, j'ai connu la phase de la forteresse ; adulte, je ne me sépare jamais de mon gilet par balles. Quant à ce blog, il est parfois l'occasion de larguer quelques-unes de mes vraies opinions dont j'aurai bien du mal à partager oralement avec les autres (et mes quelques très rares ami(e)s) car celles-ci pourraient, malgré moi, les placer dans une situation bien réelle d'embarras.

La période venant de s'écouler, à cheval sur le début de février et la fin mars, ne fut pourtant pas (pour exemple) en manque d'émissions radios ou télévisées sur la douance puisqu'il y a eu :
  • L'émission du jeudi 9 février CHACUN SON HISTOIRE sur Direct 8 "Enfant surdoué : Chance ou problème ?" présenté par Karine Ferri
  • Le lundi 27 février, Flavie Flament recevait pendant une heure dans son émission "On est fait pour s'entendre", la psychanalyste Monique de Kermadec, pour parler des adultes surdoués
  • Le Mercredi 7 mars, Laurence Ostolaza récidive sur les adultes surdoués avec Monique de Kermadec dans sa rubrique PSYCHO de Télématin avec un William Lermergy égal à lui-même, c'est-à-dire moqueur, railleur, producteur d'une belle bourde à la 25ème première seconde de l'émission sans même s'être réservé d'approcher objectivement au moins un peu le sujet...
  • Le samedi 10 mars, le reportage de 13h15 de France 2 faisait un clin d'oeil au travail remarquable de Jeanne Siaud-Facchin pour aider les surdoués en échec scolaire sous un titre généraliste bien choisi : "Les décrocheurs".
  • etc...
Je partage rarement mon avis réel sur un bon nombre de sujets de la vie courante car ceux-ci m'ennuient tout simplement et pour beaucoup même, ils me plongent dans une certaine mélancolie. Le silence, l'esquive par l'approbation forcée ou bien l'humour sont bien souvent mes seuls échappatoires. Beaucoup de surdoués s'interdisent d'exister car nos sujets de prédilection sont bien souvent du domaine hors-cadre. Dès l'âge de cinq ans, mes questionnements les plus intenses détonneront de ceux de mes camarades :
  • C'est quoi un volcan ? Comment cela fonctionne ?
  • A quelle vitesse avance une coulée de lave et à quelle température ?
  • Existe-t-il plusieurs types de laves ?
  • Pourquoi le ciel est-il bleu ?
  • Les continents se déplacent depuis la Pangée, il y a 250 millions d'années, pourquoi ? 
  • Pourquoi mes camarades de classe sont si violents, si inconscients de ce monde m'entourant ?
L'intensité primitive de ma pensée dû se soumettre peu à peu à s'éteindre et à s'éloigner de mon moi. J'ai appris au cours de mon adolescence et plus encore à l'âge adulte de taire mes enthousiasmes les plus fous  pour les sujets que j'affectionne. Il existe sans nul doute en moi de véritables complexes et traumatismes anciens restant à évacuer. J'aimais expliquer les mots, expliquer les choses avec pour base l'intensité des sentiments. Malheureusement, notre société nous apprend dès le berceau à réprimer nos sentiments les plus profonds pour épouser la très sèche rationalité d'un enseignement scolaire ronronnant. Coupé de mon droit naturel de "sentir", ressentir mes sentiments par l'abominable devoir de raisonner comme les autres, je vécu très jeune avec le ressentiment de la désagréable sensation de la tête vide. Adulte, ce vide persistant se prolonge et parfois, par périodes, prend des allures de véritable trou noir où j'ai l'impression de ne plus rien savoir, de ne plus rien maîtriser. 
Un seul espoir demeure sous la forme d'une phrase de Descartes : « L'intelligence, c'est la chose la mieux répartie chez les hommes parce que, quoiqu'il en soit pourvu, il a toujours l'impression d'en avoir assez, vu que c'est avec ça qu'il juge. ». L'unique problème existentiel s'étant fréquemment posé avec moi, ce fut très précisément l'impossibilité de pouvoir juger car ayant toujours l'impression de ne pas en avoir assez de mon intelligence. On dit des surdoués qu'ils sont très critiques. Ce fut un temps mon profil durant l'enfance et l'adolescence mais l'âge croissant, je le suis de moins en moins car je n'aime pas les conflits, n'aspirant qu'à la concordance des genres. Quand une personne maîtrise mieux un sujet que moi, j'en fais silencieusement un certain complexe ; Quand je maîtrise trop bien un sujet surgit assez vite l'ennui et l'impérieuse envie irrésistible de troubler mes interlocuteurs par des traits humoristiques, hélas pas toujours susceptibles d'être bien reçus.

La mélancolie actuelle provient des malentendus et surtout des non-dits à laquelle ma nature est si sensible.
La politique de groupe, du clan ne m'a jamais réussi. J'ai vraiment du mal à comprendre comment des individus puissent tolérer de pouvoir encore s'exprimer dans un forum associatif où leur liberté d'expression est suspendu au port de la muselière filtrante de quelques modérateurs. Depuis l'hiver 2011, j'ai dû me résigner, à mon grand regret, à observer ce spectacle délirant au sein même d'une association de surefficients mentaux comme le GAPPESM. La présidence temporaire (ayant succédé à Hélène, une présidente très compétente dont le maintien d'une correspondance m'apporte beaucoup d'éclairages sur la psychologie et la psychanalyse) s'évertua à maltraiter durant un bon mois carrément les colistiers, membres ou non de l'organisme. J'ai eu à me convaincre à mon plus infime désespoir de l’hétérogénéité, pour ne pas évoquer une véritable division à l'intérieur de la population même des surdoués sur le plan de la morale. Occasion d'aboutir à la terrible conclusion sur la nullité des pouvoirs de vaccination du Q.I élevé contre la bêtise et encore moins contre l'immoralité. On dit des surdoués qu'ils sont très sensibles à l'injustice mais j'ai malheureusement pu croiser sur ma route des spécimens pour lesquels combattre l'injustice n'était absolument pas leur problème majeur ; certaines personnes se réjouissant même ouvertement de tout le mal qu'elles peuvent infliger à autrui compte-tenu des capacités leurs étant conférées au nom de leur intelligence singulière ! Le grand n'importe quoi !

De fil en aiguille, se dessina la certitude qu'il existe indiscutablement deux types de surdouance, surtout depuis mon rapprochement avec Raymonde Hazan, une "surdouée du coeur" :

  • Les HPI ou HQI (Hauts Potentiels Intellectuels ou Hauts QI) dont une assez large partie de ce spectre peut se révéler réellement pédante, blessante et agressive pour les autres. Heureusement, beaucoup de HPI, HQI présentent les caractéristiques du HPE ce qui limite réellement leur esprit conquérant par l'intervention d'une forte empathie.
  • Les HPE (Haut Potentiels Émotionnels) dont la douceur, la sensibilité, la délicatesse dans les mots comme dans les formes se révèlent chaque jour pour moi, source d'un bien-être réel inattendu, loin des tumultes d'un GAPPESM ne répondant plus à mes yeux, depuis longtemps, à sa mission première d'apporter l'épanouissement moral. Le GAPPESM se révéla l'équivalent du joli papier cadeau, de la belle boîte et du bon slogan...Sans le moindre état d'âme véritable à l'intérieur !
L'indicible dégoût envers cette sombre particule destructrice de l'être humain s'étant chargé de me motiver à prendre définitivement la clef des champs pour d'autres prairies beaucoup plus hospitalières, je suis de plus en plus imperméable aux apparences trompeuses afin que les suites en soient moins douloureuses.

Parler pour ne rien dire ou juste pour promettre, non merci !

1 commentaire:

Anonyme a dit…

N'avez-vous jamais pensé que ces personnes dont vous parlez ne sont peut-être pas de vrais HP, mais bien des pervers narcissiques et autres pervers mégalomanes? Non pas des personnes altruistes à coeur (mais capables de faire des bêtises) comme les HP, mais bien des personnes obnubilés par leur vérité, qui pensent pouvoir créer un monde à partir de leur petite personne, en toute bonne foi, ce qui semble désarmant pour les HP d'ailleurs.
Des mégalomanes, des pervers d'une forme ou d'une autre, encore appelé idéologues en philosophie politique, dictateur en politique, extrémistes religieux de tous bords, de faux HP dans tous les cas.

J'ai l'idée que les cercles d'HP honnêtes sont souvent infiltrés par ces vers, ces idéologues, ces humains sans humanité qui se suffisent à eux-mêmes.
Ils détruisent tout dans leur quête de pouvoir absolu, les autres et le monde (et ils s'en foutent).
Ils copient les HP mais n'en ont pas le coeur. C'est parce qu'ils sont si bons à la copie (copycat) qu'ils peuvent s'infilter comme des vers dans une pomme.

Je ne pense pas que ces personnes étaient des HP. Les HP n'aiment pas le pouvoir, ils s'en méfient comme de la peste, n'y restent que peu de temps s'ils l'obtiennent.

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