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Sans doute venez-vous de débarquer sur mon blog en suivant la piste de la douance, de la psychologie ou d'un tout autre sujet débattu ici, le temps d'un billet. Je suis un adulte à haut potentiel intellectuel/surdoué de 33 ans, diagnostiqué à 12 ans alors que je traversais les périodes les plus sombres de la genèse de mon existence sur terre. Aujourd'hui, je m'épanoui à la lumière de mes passions les plus dévorantes telles que l'astronomie, la photographie, les volcans, la psychologie analytique ou encore les bovins. N'hésitez pas à interagir avec moi sur certains de mes billets en y déposant vos propres commentaires. Même en l'absence de réaction de ma part, ceux-ci présentent toujours l'intérêt d'apporter des compléments d'information mais aussi de me donner matière à réfléchir personnellement...

vendredi 7 septembre 2012

Un peu de philosophie autour de l'homme et du haut potentiel avec Béatrice Bailly-Asuni

Pas de nouvelles ? Ne vous inquiétez point, je suis toujours là mais simplement, les phases de plume alternent avec celles de la photographie mais également celles de mes lectures/recherches toujours aussi vives, surtout en cette période de l'année où j'entre dans la phase où je produis le plus d'images. D'alternances en alternances, j'ai débuté et même presque déjà terminé un livre de plus de 600 pages que je dévore par tranches tous les soirs dans le train, parfois même le matin quand je trouve une place assise dans le RER me menant à mon travail : Le troisième chimpanzé de Jared Diamond, biologiste évolutionniste, physiologiste et géonomiste américain. Victime d'un sentiment profond d’étrangeté, de différenciation menant jusqu'à mon isolement systématique par les autres durant mon enfance, ce livre souligne le pessimisme que j'éprouve vis à vis de l'être humain depuis toujours.

Thomas Hobbes avait-il un jour prononcé la fameuse phrase : "L'homme est un loup pour l'homme". Celle-ci illustre à elle seule ce que j'en pense crûment des "autres". Cela ne veut pas dire que je souffre de paranoïa compulsive mais simplement que je souffre du syndrome caractéristique numéro un de tous les adultes "surdoués" (ou  à  "haut potentiel" selon le terme retenu pour parler d'une même différence), à savoir : la lucidité desséchante sur un monde nauséabond.  L'être humain partageant plus de 98% de ses gênes avec le chimpanzé ou plutôt les deux chimpanzés (le commun et le pygmée) en est tout naturellement le troisième et de très très loin le plus évolué (langage articulé, bipédie parfaitement permanente,...). Le terme retenu pour qualifier notre espèce moderne, Homo Sapiens, m'a toujours beaucoup amusé. Homo Sapiens signifie tout de même pour ceux qui l'ignoreraient "homme sage". Or, je crains qu'il faille considérablement s'interroger sur le qualificatif "sage" porté à notre espèce, ce en quoi il existe une discipline intéressante depuis des millénaires appelée philosophie signifiant "amour de la sagesse". L'être humain est le seul mammifère primatoïde à être capable grâce au volume confortable ainsi qu'à l'organisation particulière de sa matière calleuse de faire preuve de philosophie. C'est un comble pour un mammifère comme lui, si peu sage, d'en arriver à user régulièrement d'un amour pour la sagesse. Nous virons carrément dans l'indécente hypocrisie d'en arriver à énoncer l'"homme sage" pour notre espèce alors qu'elle est très précisément la seule à user de moyens terribles tels que les génocides, les guerres ou la consommation de drogues pour exterminer des membres de sa propre espèce ou bien de nombreuses autres espèces appartenant au règne animal du grand arbre phylogénétique du monde vivant.

Pour trouver quelques qualificatifs positifs concernant l'homme, on serait tenté de faire glisser le débat sur l'art, l'agriculture ou les technologies. Malheureusement, il s'agit là encore d'un leurre car ces trois lanternes de l'âme humaine font l'objet eux-mêmes d'une conclusion très mitigée. Il faut bien se le dire, l'âge d'or sur terre n'a jamais réellement existé avec l'être humain ; il s'agit d'une vue de l'esprit. En ce qui concerne notamment l'agriculture et les technologies, il y a beaucoup à dire. Quand on rassemble les preuves en notre possession aujourd'hui sur les migrations humaines au cours des derniers millénaires, suite à de très nombreuses fouilles archéologiques, nous sommes en mesure d'en conclure que la disparition des grands mammifères dans les Amériques sont le fruit direct d'une extermination engendrée par la chasse des tous premiers arrivants, ancêtres initiaux des Amérindiens, ceux-là mêmes ayant débarqué sur ces terres par le franchissement du détroit de Béring autour de -12000 av.JC, les conduisant en Alaska. On retrouve des témoignages matériels similaires en Nouvelle-Zélande. Puis, la découverte de toutes ces mêmes terres par les conquérants de la vieille Europe au cours des 500 dernières années conduiront à l'extermination de ces aborigènes par les anglais, les espagnols, les portugais...On assiste alors à ce moment à des exterminations entre groupes distincts appartenant à la même espèce.

Depuis le XIXème siècle, les technologies étant en perpétuelle évolution tant dans l'agriculture que dans l'armement, on assiste à des génocides de plus en plus radicaux mais également à des guerres de plus en plus meurtrières. L'arme ultime, la bombe nucléaire, illustre à lui seul le summum des risques encourus par l'espèce Homo Sapiens dans son avenir. Une seule bombe peut provoquer l'extinction de millions d'âmes en une fraction de seconde alors qu'il aurait fallu plusieurs années de guerre au tout début du XXème siècle pour arriver au même désastreux bilan sur le compteur de vies humaines. De plus, nous ne prenons pas en compte les effets colossaux engendrés sur le très long terme par ce type de bombe sur la santé des survivants s'il y en a et des peuples situés à proximité du foyer ; il s'agit d'une réelle question car lors du grand incident nucléaire de la station de Fukushima survenu le 11 mars 2011, le nuage nucléaire a fait plusieurs fois le tour de la terre comme en 1986 avec celui de Tchernobyl, contrairement aux affirmations honteusement calomnieuses des spécialistes de l'époque visant à nous rassurer en insistant sur l'arrêt miraculeux du nuage de Tchernobyl aux frontières de la France.

Les technologies dans l'agriculture confirment hélas le même délire de l'être humain : Toujours plus de rentabilités à n'importe quel prix, quitte à provoquer la disparition d'espèces ou stimuler l'émergence de nouvelles maladies par mutation. Pour ce faire, depuis le XIXème siècle, on a développé la zootechnique  consistant notamment à maîtriser le croisement de races pour obtenir la vache la plus productrice de lait (la Prim'Holstein en est le résultat le plus célèbre) au détriment d'un nombre important de races, aujourd'hui éteintes, à cause de cette sélection. Pour la viande, la France a notamment connu sa phase de "Durhamisation" de ses races afin d'obtenir des bovins trapus avec une masse très importante de viande.  Pour nourrir les bovins, on a développé et utilisé massivement les farines animales, ce qui conduira à des risques pour notre propre espèce face à l'ESB (Encéphalopathie Spongiforme Bovine), consommatrice de leur viande, maladie davantage connue sous le nom de "maladie de la vache folle" ou "Creutzfeldt-Jakob". Pour la culture céréalière et maraîchère, on a développé les engrais et les pesticides conduisant à la hausse spectaculaire du taux des nitrates dans les nappes phréatiques ; Au bout de cette infection des sous-sols, l'homme est encore la victime directe en ligne de mire car il se désaltère avec l'eau qu'il a lui-même souillé par l'accomplissement de son désir viscéral d'augmenter toujours plus la quantité de ses cultures. Somme de toutes ces constatations, l'homme est un mammifère parmi tant d'autres mais très certainement le plus dangereux pour son environnement.

Aujourd'hui, tandis que plusieurs dizaines de millions de personnes ne mangent pas à leur faim dans le monde, l'espèce humaine se prépare à envahir la Lune et Mars avec ses désordres à coups de plusieurs milliards d'euros pour une toute petite poignée d'élus au grand voyage. N'est-ce pas répugnant ? Ouvrir l'oeil, cela fait du bien et cela d'autant plus quand c'est encore la notion de différence qui représente le moteur de toutes ces ignominies. Différence justement que l'on retrouve dans la surdouance infantile et adulte. Il y a pas encore si longtemps, les enfants surdoués étaient notamment perçus par l'éducation nationale comme des "microbes" ou tout simplement pas reconnus du tout par cette dernière comme tels avec leurs différences intrinsèques d'ailleurs ! A défaut d'une extermination physique comme les anciens peuples arborigènes, les enfants surdoués ont souvent été victimes à d'autres époques d'un véritable boycotte de masse pouvant prendre l'allure violente d'une certaine forme de génocide intellectuel ou moral par ce que l'on peut appeler les lois du "système" institué par une norme qu'il vous fallait absolument épouser au prix de votre mort spirituelle.

A ce propos, l'enquête menée par Béatrice Bailly-Asuni (www.chrysalide.info) à laquelle j'ai participé concernant le haut potentiel apporte un nouvel éclairage sur la perception de cette tranche de la population par diverses catégories interrogées en cette année 2012 (âge, sexe, niveau d'études, les enseignants, les professionnels de santé, les autres,...etc) :



Bonne lecture et à très bientôt pour un nouveau billet...

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