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Sans doute venez-vous de débarquer sur mon blog en suivant la piste de la douance, de la psychologie ou d'un tout autre sujet débattu ici, le temps d'un billet. Je suis un adulte à haut potentiel intellectuel/surdoué de 35 ans, diagnostiqué à 12 ans alors que je traversais les périodes les plus sombres de la genèse de mon existence sur terre. Aujourd'hui, je m'épanoui à la lumière de mes passions les plus dévorantes telles que l'astronomie, la photographie, les volcans, la psychologie analytique ou encore les bovins. N'hésitez pas à interagir avec moi sur certains de mes billets en y déposant vos propres commentaires. Même en l'absence de réaction de ma part, ceux-ci présentent toujours l'intérêt d'apporter des compléments d'information mais aussi de me donner matière à réfléchir personnellement...

dimanche 28 octobre 2012

Conférences organisées par MENSA du 27 octobre 2012 sur la surdouance adulte

Les surdoués sont beaucoup plus proches que vous ne le croyez dans le paysage. La preuve en est avec moi, tandis que dans la vie de tous les jours, je me démarque très difficilement d'un individu ordinaire. Tout du moins, je fais parti de ces adultes qui se cachent bien volontiers (surtout dans la vie professionnelle) et qui ont appris à s'"écraser" pour ne rien laisser paraître de leur intelligence atypique en feu d'artifice. Individu d'un ordinaire très solitaire et sortant peu dans les endroits de forte concentration humaine, je me suis pour une fois décidé, en vue des trois intervenants de qualité présents cet après-midi là, de briser mes habitudes d'ermite pour me rendre aux conférences organisées par MENSA Ile-de-France, en réservant ma place sur les 300 disponibles dans l'amphithéâtre situé dans le bâtiment Télécom ParisTech, 46 Rue Barrault.

Je ne regrette absolument pas d'avoir sacrifié l'intégralité de mon après-midi ainsi que mon début de soirée pour écouter Arielle ADDA, Jacques GREGOIRE et Monique DE KERMADEC s'exprimer sur le sujet et répondre aux questions pertinentes d'un certain nombre d'entre-nous car j'en tire un bon nombre de conclusions éclairantes. Et puis surtout, il y eu cette ambiance si particulière, palpable, de me sentir entouré de personnes inconnues mais au fonctionnement si proche que je pouvais comprendre sans effort. Je ne peux départager aucune des conférences car les trois ont atteintes le but de m'émouvoir, de répondre à mes questionnements les plus précis et de me renvoyer à moi-même. 
Le professeur à la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'Université de Louvain en Belgique, Jacques GREGOIRE, nous a expliqué en détail ce que représentait réellement un test de Q.I et les mesures de l'intelligence. Le Q.I mesure juste les fruits du potentiel et non, le réel potentiel disponible. Sa valeur est donc dépendant de conditions également environnementales lors du passage du fameux test. Il a également rappelé que le Haut Potentiel (ou Surdouance), de part sa nature particulière, complique son identification par le Q.I. En fonction de la nature du contenu soumis au patient (Nombre, formes, etc...),  il convient de constater qu'il sera susceptible de se comporter différemment et celui-ci pourra, même s'il en possède le potentiel, obtenir des résultats médiocres si son expérience fut mauvaise avec certains de ces contenus. Certaines facultés sont par ailleurs très mal représentées dans le Q.I. Pendant longtemps, on a tablé la détection des surdoués sur un niveau global de performances sous la forme d'un QI total. Or, le Q.I total n'a pas tendance à rendre justice aux sujets surdoués avec un développement non homogène ou/et des troubles d'apprentissages (troubles -dys) comme c'est précisément mon cas. Nombreux sont les anciens enfants "précoces" arrivant à l'âge adulte pensant que leur très haute intelligence les ont abandonnés. Dans la réalité, un enfant détecté très doué à 10 ans sera forcément toute sa vie un individu doté d'un potentiel très élevé détenu seulement par 5% de la population (si on regarde le spectre d'une façon large). Une étude citée par Jacques GREGOIRE (source exacte non rapportée) effectuée sur un échantillon de 700 personnes entre l'âge de 10 ans et l'âge de 80 ans démontra la très nette stabilité du Q.I sur les soixante-dix années de la vie d'un individu pour un peu plus de 77% d'entre-eux, ce qui n'est absolument pas négligeable. Pour tout individu, selon les conditions environnementales, le Q.I est susceptible de varier de 10 points, ce qui est énorme quand on sait qu'un écart-type de Q.I représente 15 points. Néanmoins, on retiendra que le Q.I est une valeur assez stable sur laquelle on peut compter sur le très long terme.

Quant à Monique DE KERMADEC, elle m'a une fois de plus littéralement bluffé par son discours clair et son esprit de synthèse remarquable. Pour elle, le surdoué est une machine d'une extrême précision, de la micro-technique cognitive si je peux dire, basée sur la trinité QI + QE + QS (intelligence + émotion + sociabilité). Si l'un de ces facteurs n'est pas satisfait, le surdoué se sent mal et est susceptible de se replier dans un faux-self. J'ai constaté en me psychanalysant moi-même de très nombreuses fois au cours de ma vie qui commence pourtant à peine que cette équation est tout à fait valide. Si les trois facteurs sont favorisés, le surdoué se porte bien, va de l'avant et est prêt à démolir des montagnes. Pour le surdoué, son plus grand chemin sera la quête de l'amour de soi pour affronter le faux-self et balayer toute peur de l'échec. Ce Faux-Self peut prendre insidieusement plusieurs formes telle que l'ignorance de la douance, la résignation, le renoncement à aller de l'avant et la dépendance du regard de l'autre. 

Monique DE KERMADEC apporta la conclusion de la fin de ces conférences en posant les trois questions que tout surdoué réellement heureux dans ce monde de la conformité est parvenu à satisfaire :
  • Qu'est-ce qui a un sens pour moi ?
  • Qu'est-ce qui me fait plaisir ?
  • Quelles sont mes forces ?

1 commentaire:

Jonathan a dit…

Ces gens à Mensa parlent de l'intelligence, mais ils n'ont pas la moindre idée de ce que c'est réellement.C'est triste.
La seule utilité et pertinence du QI c'était quand il était associé à un âge mental !
J'ai rencontré plusieurs fois des individus avec un haut QI d'une médiocrité et d'une bêtise sans nom.

La capacité à raisonner, à calculer, à mémoriser...ne permettent pas de détecter une intelligence. Même la rapidité de calcul et de raisonnement n'est pas synonyme d'intelligence.
Tout ce que je viens de dire, un ordinateur peut le faire, ce sont des fonctions primaires, des OUTILS au service de l'intelligence.

En fait, il suffit de regarder les caractéristiques des surdoués sur wikipédia pour connaitre la définition de l'intelligence.
L'intelligence c'est ça !

-sensibilité
-imagination
-créativité
-soif d'apprendre
-curiosité
-recherche du sens
-recherche de l'utilité des informations
-savoir changer de cadre de référence en permanence
-s'étonner
-douter
-grande capacité à aimer
-raisonner
-savoir évoluer
-rêver
-projection mentale très forte (comme une matrice dans la tête)
- Et SURTOUT l'ouverture d'esprit.
-le niveau de conscience de soi et des autres


Etre intelligent c'est voir la maison avant de se demander comment on va la construire.
Etre intelligent ce n'est pas associer des briques entre elles pour faire des murs et espérer un jour que cela fasse une maison !

Et j'allais oublié : l'humour ! c'est un vrai signe d'intelligence, infiniment plus révélateur et efficace que n'importe quel test de QI ! Bien sûr je parle d'un humour subtil, fin, qui peut être ironique, cynique, hystérique, désespéré, ému, humble, sarcastique, délirant !

Toutes les caractéristiques que je viens d'énoncer, elles sont PROPRES à l'espèce humaine. C'est ce qui différencie notre espèce des ordinateurs et des animaux, et l'intelligence c'est ça !
Les surdoués sont tout simplement plus humains que les autres...donc...

Je pense savoir mesurer l'intelligence mieux que tous ces guignols de Mensa.
Je les méprise, ils n'apportent aucune aide aux surdoués.La moitié d'entre eux ne sont à mon avis même pas des surdoués.
Comment peut-on avoir la bassesse, la médiocrité, l'ignominie de filer des conneries de tests logico-mathématiques à un jeune qui se pose des questions sur sa douance.

Moi je suis infiniment curieux ! Quelqu'un qui s'interrogerait sur ce sujet, je voudrais l'écouter, savoir ce qu'il a à raconter ! Qu'est-ce que tu peux m'apprendre toi ?

Je te l'avais déjà dit Arnaud précédemment"Pour découvrir de nouvelles terres, il faut savoir quitter tout rivage" Ces gens à Mensa sont toujours sur les rives, certains ne sont même pas partis de la plage.


La seule pertinence du test de QI, c'est pour les enfants, quand on peut voir un décalage entre age réel et âge mental.
Mais très rapidement il ne sera plus valable car dépendant du contexte socio-culturel et familial.

L'intelligence est invisible à ceux qui en sont dépourvus.
Quand on est obligé de faire passer des tests à des jeunes c'est qu'on est PAS intelligent.Moi j'en ai pas besoin pour détecter quelqu'un d'intelligent.

Moi je crois qu'il faut penser X-men, j'espère que tu connais. Il faut faire comme le professeur Xavier, qui cherche et détecte les X-mens pour leur apprendre à s'accepter et à utiliser leurs pouvoirs.
C'est ça l'avenir ! Tu imagines le professeur Xavier faire des conférences sur les difficultés des X-mens.Cela n'a aucun sens !

Je voulais te dire aussi, pour ton boulot, courage ! Moi aussi je galère, je suis à l'usine depuis 8 mois, j'ai essayé l'armée avant, et avant une école d'art.
J'apprends tous les jours à survivre, à utiliser mon instinct, et à ne tolérer aucune forme d'irrespect.Si tu sens un peu d'agressivité dans mon message, ça vient de là et je m'en excuse...

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