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Sans doute venez-vous de débarquer sur mon blog en suivant la piste de la douance, de la psychologie ou d'un tout autre sujet débattu ici, le temps d'un billet. Je suis un adulte à haut potentiel intellectuel/surdoué de 35 ans, diagnostiqué à 12 ans alors que je traversais les périodes les plus sombres de la genèse de mon existence sur terre. Aujourd'hui, je m'épanoui à la lumière de mes passions les plus dévorantes telles que l'astronomie, la photographie, les volcans, la psychologie analytique ou encore les bovins. N'hésitez pas à interagir avec moi sur certains de mes billets en y déposant vos propres commentaires. Même en l'absence de réaction de ma part, ceux-ci présentent toujours l'intérêt d'apporter des compléments d'information mais aussi de me donner matière à réfléchir personnellement...

mercredi 29 janvier 2014

31 ans : Petite crise d'existentialisme

2011, année du retour sur ma singularité d'adulte à haut potentiel. 2012, année de lecture, d'une nouvelle façon d'exposer mes témoignages par les mots et l'image. 2013 est l'année au cours de laquelle je perd le contrôle de ma seule existence pour me soucier par amour pour une existence sœur. 2014, je souhaiterai sortir de cette perte de contrôle afin de me concentrer de nouveau sur mes propres vocations existentialistes, en un mot : Réagir.

Tel l'apanage français célèbre "La vérité est cachée au fond du puits.", reprendre la plume après de longs mois de silence est un moment décisif où on regarde la situation actuelle sans édulcorants afin de recommencer à marcher après une séance plus ou moins longue d'égarements dont j'espère en conclure positivement la nécessité. L'année 2013 touchait à sa fin quand j'ai réalisé avoir pris d'un seul coup dix ans d'âge mental tandis que ma pendule physique n'en prenait qu'un seul. De 30 à 31 ans, pendant un an, le transit de la planète Saturne m'a conduit aux meilleures interrogations et sans nul doute ne suis-je pas encore arrivé au bout de ce pèlerinage spirituel. Courant de l'été, au château du Haut-Koenigsbourg et lors de mon après-midi de méditation dans la commune de Gerberoy, j'ai croisé deux puits remarquables et peut-être étaient-ce encore des appels Jungiens subconscients m'indiquant qu'il fallait aller puiser bien profondément la vérité au plus profond de moi-même et de préférence en sélectionnant les bonnes sources. 

L'une des dernières charges du Pape François en fin 2013 illustrait l'abîme vers laquelle il faut se défendre de tomber : Se perdre à vouloir faire comme tout le monde. Ainsi, me suis-je déjà interrogé spontanément sur mon état actuel, le 29 janvier 2014 au matin, sur mon tabloïde LE FIOCRETISME. Il m'apparaît dorénavant certain que je traverse une crise d'existentialisme, privé réellement de mes certitudes d'antan, d'objectifs forts de développements personnels et de cet enthousiasme insolent avec lequel je dévorais littéralement mes sujets de passion. Dur, dur d'être un adulte à haut potentiel car la crise de la quarantaine semble déjà frapper à la porte. "On se pose trop de questions et on perd facilement pied" diraient les autres, tout naturellement.  La frustration de se sentir brutalement limité est d'autant plus perceptible que mon chemin de vie étant le chiffre 1, c'est préférentiellement dans l'individualisme, la croyance inébranlable en ma propre route, hélas, que mes plus belles évolutions se feront encore. Or, il s'agit bien de cette croyance autrefois infaillible et aujourd'hui fissurée dont se nourrit durablement ma crise. Je fais sans doute parti de ces individus qui se sont un jour perdus, à vouloir beaucoup trop ouvrir la conicité de leurs pensées. Saturne reste ma planète, une planète que j'affectionne car elle construit toujours du solide, même si cela doit passer par des épreuves et l'acceptation d'une grande patience. Peu de personnes dans notre société moderne sont capables d'accepter et d'apprécier ce bien fécond mélange de solidité=patience car on doit constamment se mouvoir plutôt dans un espace où les mots rapidité, impatience, profit sifflent dans nos oreilles. Celui qui va lentement est forcément un grand nul dans les yeux d'un modernisme chimérique mais on ne voit pas tout l'enracinement découlant d'une naissance assumée avec application.

Fondamentalement, l'existentialisme place l'homme au centre de sa réflexion, l'homme étant seul à décider du sens qu'il va donner à son existence. Il s'agit curieusement d'un courant philosophique, dans la majorité des cerveaux, en totale opposition à la conception religieuse selon laquelle le destin est préétabli par une force supérieure qu'est Dieu tout puissant et omniscient (vision s'étant imposée avec les travaux de Jean-Paul Sartre). A n'en déplaise à certains, religion et existentialisme ne sont pas incompatibles car Dieu nous a voulu libres, libres de faire le bien comme le mal. En cette liberté d'agir offerte par Dieu, l'existentialisme trouve toute sa place puisqu'il s'agit très justement d'être acteur de sa vie et responsable de toutes nos actions car n'oublions pas qu'au moment de notre mort, personne n'échappe au jugement selon laquelle notre âme finira au paradis ou dans les enfers. En ces périodes troubles de mon existence, je souffre bien justement de me sentir trop peu acteur de mes réelles motivations. Je ne sais plus réellement quel combat de réflexion, je mène. Je me sens excessivement creux et confus sur mes motivations.

En seconde partie de l'année 2013, je me suis un peu perdu à vouloir faire comme tout le monde mais jamais rien n'est perdu car il y a de ces rencontres qui transforment une vie à jamais, il y a de ces rencontres qui nous font prendre brutalement presque dix ans d'âge mental, nous poussant à envisager ce que nous avions jamais eu le courage d'envisager, même seuls face à nous-mêmes. Jamais rien n'est perdu pour celui parvenant à reprendre son indépendance de pensée avant de se dénigrer lui-même. A cela, Sartre énonçait tout de même que l'existentialisme est un humaniste. A fortiori, pour reprendre son indépendance dans l'acte de bâtir avant d'en arriver au dénigrement de soi-même, il se faut surtout humilité bien gardée. En jetant mon grappin au fond du puits pour tenter d'en extirper la vérité, je compte reformer doucement l'essence de ma propre vie par de propres actions courageuses.

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