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Sans doute venez-vous de débarquer sur mon blog en suivant la piste de la douance, de la psychologie ou d'un tout autre sujet débattu ici, le temps d'un billet. Je suis un adulte à haut potentiel intellectuel/surdoué de 33 ans, diagnostiqué à 12 ans alors que je traversais les périodes les plus sombres de la genèse de mon existence sur terre. Aujourd'hui, je m'épanoui à la lumière de mes passions les plus dévorantes telles que l'astronomie, la photographie, les volcans, la psychologie analytique ou encore les bovins. N'hésitez pas à interagir avec moi sur certains de mes billets en y déposant vos propres commentaires. Même en l'absence de réaction de ma part, ceux-ci présentent toujours l'intérêt d'apporter des compléments d'information mais aussi de me donner matière à réfléchir personnellement...

vendredi 3 avril 2015

Ne plus culpabiliser sur sa douance en acceptant et en aimant ses vulnérabilités

Céline,
Ces lines pour te dire
Ces lines qui n'oseraient contredire
Ces lines qui n'oseraient dire
Ces lines de la main qui écrivent
Ces lines d'un lendemain qui décrivent
Ces lines d'entrains qui arrivent dans
Ces lines qui oseraient gravirent soudainement à deux
Ces lines d'horizons qui chavirent de
Ces lines qui n'oseraient freiner le plan de
Ces lines qui gravissent le mont de ma main de
Ces lines qui ravissent mon coeur loin de
Ces lines qui ravivent parfois les rancoeurs nées de
Ces lines dont pâtissent parfois la foi des êtres de coeur en
Ces lines vagabondes, immondes qui blessent et laissent parfois
Ces lines sans réponse sur le plancher du monde…
Français ou anglais, qu'importe la porte qui l'emporte !
Céline, ces lines tracent ces lignes du chemin dont j'oserai espérer de
Ces lines des échappées aux requins et aux chagrins du vide de
Ces lines escarpées qui peuvent laisser s'échapper du grain livide mais
Ces lines trouveront leur fin dans mes prochains refrains avide de bien dans
Mes lines bienveillantes pour enfin, jaillisse du chemin le bon schéma du destin...


Pour commencement, tel est le mieux qu'un poème écrit de ma main à l'intention de ma merveilleuse amitié que je partage avec Céline pour ouvrir ce billet. La créativité fait indiscutablement parti des atouts majeurs constituant la résilience des individus doués, à haut potentiel ou comme nous pouvons le lire à l'entrée de l'ouvrage d'Arielle ADDA et Thierry BRUNEL, des "guépards" ; le fait même d'écrire un poème avec tout l'esthétisme ainsi que l'émotionnel lyrique en découlant, est une façon originale comme je les affectionne d'ouvrir le dialogue. Depuis la galvanisation du terme "zèbre" initié par Jeanne SIAUD-FACCHIN au travers de ses ouvrages pour l'enfant comme pour l'adulte, on a quelque-peu oublié la métaphore, oh combien assez juste, du "guépard" proposée par Stéphanie TOLAN dès 1996. Les individus doués sont des êtres particuliers qui évoluent par nature très passionnée pour les sujets qu'ils traitent ; Ils font des pointes de vitesse à 110 km/h sur de courtes périodes sur les sujets qui les embrasent et puis, l'intérêt s'éteignant assez vite, ils ont besoin de périodes de repos beaucoup plus longues que les individus "normaux". Quand je jette un œil sur mon enfance et ma vie d'adulte, tout me ramène à la lumière de cette constatation : Une évolution par sauts de puces brefs très passionnés et beaucoup d'inactivité entre les deux. Le démarrage de cette amitié avec Céline fut particulièrement déterminante pour m'accepter comme je suis, individu doué et très sensible car la force du haut potentiel est de ne jamais hésiter à se poser les bonnes questions, guidé par une intuition assez vive hors cadre courant, bien que je ne m'en rende jamais véritablement compte dans l'immédiat. Jungien, je me raccroche toujours pour justifier simplement la justesse de mes choix sur l'existence en tout être d'une mémoire "cryptomique", d'un inconscient individuel ainsi que d'un inconscient collectif jouant un grand rôle qu'il suffit d'écouter.

En cela, je ne me considère pas comme particulièrement intelligent mais juste peut-être plus réceptif, plus attentif.

J'ai longtemps culpabilisé sur les aléas de vie de ma nature et encore tout récemment, j'ai dû affronter très émotionnellement une nouvelle faille dans mon développement personnel, révélée lors de ma rencontre avec Céline. A l'image du "guépard", je peux d'une certaine manière justifier dorénavant cette série d'ascensions et puis de rechutes fréquentes de ma solidité face aux événements, tout le long de mon vécu. Tantôt rien ne semble m'arrêter devant ma puissance de bulldozer, tantôt un tout petit rien peut me faire trébucher dans une chute vertigineuse de moral. C'est le grand écart paradoxal de la très haute intelligence dont j'eus déjà, maintes fois l'occasion d'aborder. Dans cette série de montagnes russes continuelles, il convient d'acquérir les moyens de s'y trouver ! La vie est continuellement un chemin d'apprentissages dont l'expérience est un maître étrange qui nous désapprend ce que nous pensions avoir fermement acquis la veille. L'important est le chemin et non le but me rappelait encore Céline, à très juste titre, ces derniers temps.

Céline a été victime d'un pervers narcissique pendant de très nombreuses années de sa vie et très forte de s'en être sortie avec une résilience propre à son formidable potentiel, m'a renvoyé brutalement en miroir l'image "terrible" de mes propres peurs ainsi que de mes propres failles "reptiliennes" d'adulte à haut potentiel intellectuel, à savoir d'être un homme avant tout constitué à l'état le plus pur d'amour pour mon prochain et très émotionnel. Avec le temps, je me suis enfermé dans une armure particulièrement épaisse tout étincelante, au point que mes émotions aient été étouffées pendant longtemps dans un faux-self assez flegmatique (sauf pour mon cercle le plus intime) mais est-ce réellement la solution pour être heureux ?
Je ne le pense pas car ma rencontre avec Céline fut l'occasion de me séparer de cette armure pendant quelques temps, le temps de m'apercevoir qu'il est bon pour nous de ressentir les choses quand c'est l'heure des bons justes sentiments et non des mots violents qui transpercent l'âme comme des balles. Il ne fait plus de doute aujourd'hui, en ayant fréquenté depuis 2011 un bon nombre de semblables surefficients mentaux que nous sommes très vulnérables vis à vis des pervers narcissiques que nous avons une grande facilité à attirer. Ainsi, notre vie amoureuse et sociale est telle, parfois très difficile et s'avère réellement semée d'embûches (parfois symboliquement mortelles !). Pour m'écarter de l'émotionnel, je me suis peu à peu réfugié dans un certain égocentrisme nombrilisme de mes activités (non pas par choix mais par obligation) en me tenant à l'écart d'un monde pas toujours compréhensible car le fort sentiment de vivre, surtout de devoir vivre en dehors de la vie des autres demeure.

Page 99 de l'ouvrage concernant la sensibilité propre des personnes douées se dévoile ainsi d'une façon assez remarquable dans cet extrait d'une intervention d'Arielle ADDA, le parfait résumé qui déculpabilise totalement d'être né "guépard" : "(...) Cette sensation de flou concernant ses propres émotions s'est très vite installée : très tôt, les enfants doués ont appris à masquer leurs réactions trop manifestes ; les autres se moquaient cruellement des larmes qu'ils ne pouvaient réprimer, quand il ne s'agissait pas de manifestations encore plus gênantes d'une émotivité incoercible. (...) Adultes, le désir insensé d'être aimés ne les abandonne jamais, ils se sentent incapables d'y renoncer, bien qu'ils sachent dans quels pièges ils peuvent se fourvoyer, uniquement parce qu'ils ne supportent pas l'idée qu'on ne les aime pas. L'expérience les rend très vite conscients de cette propension à l'égarement, elle ne les en guérit pas. Ils peuvent continuer à choisir leurs "amis" sur des critères mystérieux tant ils semblent opposés, mais on oublie toujours qu'ils n'ont pas une image très nette d'eux-mêmes et ceux qui les attirent possèdent, à leurs yeux, les qualités qui leur manquent, ou du moins, qu'ils ignorent posséder aussi. (...)".

Malheureusement, cette différence intrinsèque conduit les "guépards" que nous sommes à se laisser piéger à tout moment par un individu pervers ayant détecté notre grande générosité de cœur que j'ai appris à dissimuler dans un certain égocentrisme voire obscurantisme obligés pour me protéger de ces mauvais esprits. Etre naturellement très généreux de mon potentiel envers autrui m'est devenu très difficile, surtout depuis que je me sois fait prendre moi-même au piège des manœuvres d'un pervers narcissique au tout début de ma carrière professionnelle en 2005 ayant détecté notamment mon désir de perfection et ma grande puissance de travail par passion pour mes tâches.

Un article fort intéressant définit par ailleurs les critères chez autrui attirant très facilement les personnes perverses. Nous, les "guépards", on en cumule hélas un assez grand nombre parmi les 7 :
  1. L'absence de limites dans la confiance et l'acceptation de manque de respect
  2. Une véritable soif d'amour dont on ne peut se passer
  3. Trop gentils, pleins de compassion et d'amour à offrir
  4. Grande confiance de nature et naïveté presque enfantine
  5. La solitude et surtout, la difficulté à la supporter
  6. Grand sens du sacrifice de soi-même
  7. Etre beaucoup trop idéaliste
Et que dire de l'impatience incroyable qui nous caractérise tous et que j'ai retrouvé très exactement chez mon amie Céline lorsque je souhaitais lui fournir un logiciel de conception de page web et que par malheur, il ne pouvait s'installer sur son ordinateur ! Je fus dominé de la même impatience envers l'astronomie, je suis dominé de cette même impatience concernant la photographie, au point de mettre mis parfois en difficulté financièrement par mes passions. Impatience ayant tendance à s'atténuer avec la sagesse de l'âge mais comme Arielle ADDA s'accorde à dire page 100 : "(...) elle ne disparaît jamais totalement et s'exprime dans le domaine où la liberté est la plus grande : l'affectivité et donc l'amour.".

"(...) Combien d'amoureux amorçant à peine une histoire voudraient déjà une assurance de durée : ils se connaissent tout juste, ils sont encore dans le bonheur rare et précieux éprouvé lors d'une rencontre qui semble magique et ils demandent aussitôt qu'on leur affirme que c'est pour la vie, comme s'il fallait verrouiller cette situation miraculeuse pour qu'elle dure éternellement. une impatience aussi insistante risque de décourager les meilleures bonnes volontés, le temps ne peut pas subir une accélération." 

"(...) Ce même emballement apparaît lorsqu'une personne douée entreprend un nouveau travail : enchantée, ravie de tant de nouveautés, elle s'aveugle sur les inconvénients, ne veut pas les évoquer, espérant naïvement qu'ils vont disparaître ou bien qu'elle va les apprivoiser, jusqu'au moment où il faut bien se rendre à l'évidence : ce travail, comme les précédents, se révèle ennuyeux, fastidieux et les collègues décevants."

Depuis 2007, j'occupe un poste en CDI dans une société merveilleuse qui m'a continuellement donné les ressources pour évoluer, duquel j'ai appris à faire progresser mon regard très favorablement vis à vis de la notion du travail ainsi qu'envers autrui et à accepter non sans difficulté, l'ennui, le fastidieux, très certainement parce-que, grande chance pour moi, mes collègues ne sont justement pas décevants car naturellement très compréhensifs de ma différence de fonctionnement ainsi qu'envers mon humour particulier. J'ai donc cette chance de progresser encore à ce jour dans une cellule à l'esprit très familial.

Fort de la progression de mon regard sur le travail et sur la vie en société, est-il ainsi nécessaire, à la lumière de la pensée d'Apollinaire : "De temps en temps, il est bon d'arrêter notre quête du bonheur et d'être tout simplement heureux.". A l'égal du témoignage de Louise page 263, trop souvent critiqué sur ma "brutalité" et ma rapidité à parvenir à une vision claire d'une situation, j'ai peu à peu préféré être heureux plutôt que d'avoir raison en ne m'investissant plus du tout affectivement dans mon travail, en limitant les horaires pour m'investir ailleurs afin de goûter au plaisir de me livrer à des activités qui m’intéressent et m'enrichissent sans en éprouver le moindre sentiment de culpabilité.

Le plaisir de prendre enfin du temps pour moi dans la photo, dans la lecture, dans l'écriture a atténué beaucoup l'amertume de renoncer à viser la perfection au travail. Depuis la lecture de "Adultes sensibles et doués", je suis passé à un nouveau niveau de conscience en acceptant toutes mes vulnérabilités et toutes mes spécificités par rapport à l'affectif pour mieux m'épanouir. C'est sur ce point que je peux remercier bien chaleureusement l'intervention impulsive de Céline dans ma vie. Je suis sensible, dominé par la quête permanente de l'amour vrai et certainement doué...Et alors ?

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bonjour je suis probablement atteint d'un tda sans hyperactivité ,sans traitement à la ritaline mon qi verbal est à 135 et mon indice de raisonnement perceptif à 92 . Cet écart est-il une confirmation du tda?
Peut-on déterminer la douance seulement à partir de mon qi verbal et de mes traits de personnalité (autodidacte , curiosité insatiable...)? ? Merci d'avance pour votre réponse !

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